Perspectives du marché immobilier de Montréal en 2026: ce que les acheteurs et les vendeurs doivent savoir
- brandon4738
- 13 janv.
- 4 min de lecture

Après plusieurs années marquées par de fortes fluctuations, le marché immobilier montréalais est entré dans une phase plus équilibrée et stratégique. Les guerres de surenchère rapides et chargées d’émotion qui ont défini les cycles précédents sont en grande partie derrière nous, mais cela ne veut pas dire que le marché est faible. Au contraire, il se stabilise autour de fondamentaux comme l’offre, la demande et l’abordabilité.
En regardant vers 2026, on s’attend à ce que la croissance des prix se poursuive à un rythme plus sain et plus durable. Cette tendance est particulièrement visible dans les quartiers établis comme Rosemont–La Petite-Patrie, où les facteurs de demande à long terme demeurent solides. Acheteurs et vendeurs doivent maintenant composer avec un marché qui récompense la préparation, la précision et des attentes réalistes.
Où en est le marché immobilier montréalais aujourd’hui
Le marché immobilier montréalais continue de profiter de plusieurs facteurs structurels solides. La croissance démographique alimentée par l’immigration demeure une source importante de demande, tandis que l’offre résidentielle, surtout pour les logements adaptés aux familles, reste limitée. En parallèle, la demande locative est exceptionnellement forte, et Montréal conserve un avantage relatif en matière d’abordabilité par rapport à Toronto et Vancouver.
Ce qui a changé, c’est le comportement des acheteurs. Ces derniers sont plus analytiques qu’au cours des dernières années, les conditions de financement jouent un rôle central dans la prise de décision, et la justesse des prix est devenue essentielle. Les propriétés bien évaluées et alignées sur les conditions actuelles du marché continuent de se vendre. Celles qui sont surévaluées tendent à rester plus longtemps sur le marché.
Rosemont–La Petite-Patrie : un micro-marché résilient
Rosemont–La Petite-Patrie demeure l’un des quartiers les plus résilients de Montréal. Son attrait repose sur sa grande accessibilité à pied, la proximité des parcs et des commerces de quartier, un réseau de transport en commun efficace, ainsi qu’une offre limitée de maisons unifamiliales et de plex. Le secteur attire aussi bien des occupants finaux que des investisseurs à long terme, ce qui continue de soutenir la croissance de la valeur à long terme.
Prévisions d’augmentation des prix en 2026
Selon les données actuelles sur les ventes, les taux d’absorption, les conditions de financement et les contraintes persistantes du côté de l’offre, les perspectives pour 2026 demeurent positives dans la plupart des segments résidentiels.
Les maisons unifamiliales à Montréal devraient connaître une appréciation des prix variant entre 4 % et 6 %. À Rosemont–La Petite-Patrie, l’augmentation prévue est légèrement plus forte, entre 5 % et 7 %. La rareté des propriétés disponibles continue de soutenir les prix, alors que les familles demeurent actives malgré des coûts d’emprunt plus élevés.
Du côté des copropriétés, la croissance des prix devrait être plus modérée, soit entre 2 % et 4 % à l’échelle de Montréal. Les immeubles bien gérés, avec une saine gestion financière, performent le mieux, tandis que les projets en surplus ou mal entretenus ont tendance à sous-performer. À Rosemont–La Petite-Patrie, on prévoit une hausse des prix entre 3 % et 5 %, les petits immeubles bas étant généralement plus performants que les grandes tours.
Les plex résidentiels de deux à cinq logements continuent de profiter d’une forte demande locative. À Montréal, l’appréciation prévue se situe entre 4 % et 6 %. À Rosemont–La Petite-Patrie, elle pourrait atteindre entre 5 % et 8 %, alors que les occupants propriétaires et les investisseurs se disputent un nombre limité de propriétés. La valeur est de plus en plus liée au potentiel d’optimisation et à la flexibilité des zonages.
Taux d’intérêt et psychologie des acheteurs
Les taux d’intérêt ne représentent plus le choc qu’ils ont été en 2022 et 2023. Les acheteurs ont ajusté leurs attentes et leurs stratégies financières en conséquence. Le marché actuel reflète une approche budgétaire plus prudente, le retour des conditions standards d’inspection et de financement, ainsi qu’un regain d’importance accordé à la négociation. Cet environnement contribue à un marché plus sain dans l’ensemble.
Ce que ça signifie pour les vendeurs à Montréal
Pour les vendeurs en 2026, le succès repose en grande partie sur l’exécution. Le prix demandé doit s’appuyer sur les ventes comparables actuelles, et non sur les manchettes du marché des années passées. La présentation et l’état de la propriété sont plus importants que jamais, car les acheteurs sont plus sélectifs et attentifs aux détails.
Les propriétés bien mises en valeur, bien commercialisées et correctement évaluées continuent de susciter un fort intérêt, surtout dans des quartiers établis comme Rosemont–La Petite-Patrie.
Réflexions finales sur le marché immobilier montréalais en 2026
Le marché immobilier montréalais ne ralentit pas, il se normalise.
En se dirigeant vers 2026, les données disponibles indiquent une poursuite de la croissance des prix dans les maisons unifamiliales, les condos et les plex résidentiels, avec une performance plus forte dans les quartiers bien situés comme Rosemont–La Petite-Patrie. Les décisions immobilières d’aujourd’hui ne peuvent plus reposer uniquement sur l’instinct – elles exigent des données, du contexte et une bonne connaissance du marché local.


