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Voici la réalité dont on ne parle pas assez en immobilier au Québec… l’amiante

  • 21 avr.
  • 2 min de lecture
Close-up of white, fibrous asbestos strands on a dark, rocky surface, showing sharp texture and intricate details.

Si un immeuble a été construit avant 1990, l’amiante n’est pas un signal d’alarme. C’est une probabilité.


Pour les acheteurs, investisseurs et vendeurs, bien comprendre cet élément peut faire la différence entre une décision éclairée et une réaction excessive face à quelque chose qui est souvent maîtrisable.


La réalité de l’amiante dans les bâtiments au Québec

L’amiante a été largement utilisé de la fin des années 1800 jusqu’à la fin des années 1980, en raison de ses propriétés ignifuges, de sa durabilité et de son faible coût. Son utilisation a atteint un sommet entre les années 1940 et 1970, ce qui signifie qu’une grande partie du parc immobilier montréalais en contient encore aujourd’hui.


Cela inclut les duplex, triplex, immeubles d’après-guerre, bâtiments commerciaux plus anciens, et même certaines constructions des années 1980. Si vous êtes actif dans ce marché, vous y êtes exposé, que vous le réalisiez ou non.


Où retrouve-t-on réellement l’amiante

L’amiante n’est pas un élément unique, mais un composant présent dans plusieurs matériaux de construction courants, comme les tuiles de plancher, les plafonds texturés (popcorn), les composés à joints dans le gypse, l’isolation et certains systèmes mécaniques.

Dans les immeubles multi-logements et commerciaux, les salles mécaniques sont souvent les zones les plus concernées.


Le point clé: l’amiante n’est pas dangereux… jusqu’à ce qu’il le devienne

L’amiante devient problématique lorsqu’il est perturbé et libéré dans l’air.


S’il est intact et non dérangé, il peut rester en place pendant des décennies sans causer de problème. C’est pourquoi des propriétés contenant de l’amiante continuent d’être achetées, vendues et financées régulièrement.


Le véritable risque apparaît lors de rénovations, de démolition ou d’une manipulation inadéquate. C’est à ce moment que les coûts, les délais et les enjeux de responsabilité entrent en jeu.


asbestos particles on the floor

Pourquoi c’est important pour votre stratégie

C’est ici que les transactions se gagnent… ou se perdent.


Les acheteurs ont tendance à soit sur-réagir, soit l’ignorer complètement. La bonne approche consiste à l’identifier, le tester au besoin et l’intégrer dans le prix de la transaction. Cela a aussi un impact direct sur les rénovations. Tout projet touchant aux murs, plafonds ou systèmes doit prévoir des tests et, potentiellement, un retrait.


En parallèle, l’amiante peut devenir un levier de négociation. Elle peut justifier un ajustement de prix, appuyer certaines conditions et créer des opportunités. Du côté des vendeurs, la transparence est essentielle. Il faut le positionner comme un élément lié à l’époque de construction, et non comme un défaut.


La chronologie à retenir

  • Utilisation maximale : années 1940 à 1970

  • Début du retrait : années 1980

  • Pratiquement éliminé : après 1990

  • Interdiction complète au Canada : 2018


L’interdiction n’a pas retiré l’amiante des bâtiments existants. Elle a simplement mis fin à son utilisation dans les nouveaux matériaux.


Réflexion finale sur l’amiante au Québec

À Montréal, l’amiante fait partie du paysage. Ce n’est pas un facteur éliminatoire, et ce n’est pas non plus quelque chose à négliger. C’est simplement une variable de plus.


La différence, c’est de savoir comment bien la gérer.



 
 
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