La relève est exclue du marché immobilier. Québec, c’est quoi le plan?
Pour beaucoup de jeunes Québécois, acheter une première propriété semble de plus en plus hors de portée. Ils travaillent, économisent et planifient leur avenir, mais le prix d’entrée continue de grimper.
L’habitation occupe une place importante dans cette élection provinciale. Les partis proposent différentes façons d’aider les acheteurs, d’accélérer la construction et de rendre le logement plus accessible. Voici un aperçu de leurs propositions.

Que proposent les partis du Québec?
La Coalition avenir Québec (CAQ) mise sur l’aide aux premiers acheteurs, davantage d’outils pour permettre aux municipalités d’accélérer la construction et une augmentation du nombre de logements construits.
Le Parti québécois (PQ) propose un remboursement de la TVQ pouvant atteindre 45 000 $ pour les premiers acheteurs admissibles qui achètent une propriété neuve ou font construire leur maison. Il souhaite aussi porter le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation à 3 000 $, accélérer la délivrance des permis et encourager la densification.
Le Parti libéral du Québec (PLQ) vise, à terme, la construction de 100 000 logements par année, dont 40 000 logements sociaux et abordables supplémentaires sur cinq ans. Il propose également de réduire les obstacles à la construction et de favoriser la préfabrication.
Québec solidaire (QS) propose des prêts sans intérêt pouvant atteindre 50 000 $ pour aider les premiers acheteurs admissibles à réunir leur mise de fonds. Son plan comprend aussi 50 000 logements sociaux et communautaires, une meilleure protection des locataires et des changements aux pratiques entourant les offres d’achat. Le montant du prêt proposé dépend notamment du type de propriété achetée, neuve ou existante.
Le Parti conservateur du Québec (PCQ) veut augmenter l’offre de logements en réduisant les obstacles réglementaires et fiscaux, en simplifiant les règles de construction et en donnant plus de flexibilité à l’industrie.
Il s’agit de propositions électorales, et non de programmes auxquels les acheteurs peuvent déjà accéder. Les critères d’admissibilité, les échéanciers et les modalités finales feront toute la différence.

Mon point de vue: aider les acheteurs et s’attaquer au manque de logements
Comme urbaniste et courtier immobilier, je vois l’importance d’aider les premiers acheteurs. Une génération qui travaille fort et économise devrait avoir une possibilité réelle de devenir propriétaire.
Mais l’aide financière a ses limites lorsqu’il n’y a pas assez de propriétés sur le marché. Pour améliorer durablement l’accessibilité, le Québec doit aussi faciliter la construction des bons types de logements, aux bons endroits.
Ça veut dire des approbations plus rapides et plus prévisibles. Une plus grande variété d’habitations, des premières propriétés plus modestes jusqu’aux logements adaptés aux familles. Et une densification réfléchie, près du transport collectif, des services et des infrastructures déjà en place.
Aucun parti ne propose une solution parfaite. Ce que je vais regarder de près, c’est la capacité de chaque plan à créer des logements que les gens pourront réellement se permettre, dans un délai raisonnable. La relève mérite mieux qu’un simple coup de pouce pour se disputer les mêmes propriétés en nombre insuffisant.
Le vote par anticipation aura lieu les 27 et 28 septembre. Le jour de l’élection est le 5 octobre 2026. Consultez Élections Québec pour connaître votre lieu de vote et les options qui s’offrent à vous. Selon vous, qu’est-ce que le Québec devrait prioriser : l’aide aux premiers acheteurs, la construction de logements, ou les deux?



